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Enfants et adolescents atteints de mutisme sélectif

(Information à l'intention des parents et des aidants)

Cliquez-ici pour télécharger cette information.

« Elle ne parle à personne… »

Roxanne a 6 ans et peut danser et chanter devant sa famille... il se peut même qu'elle devienne la prochaine idole! Mais en cours de musique, elle est paralysée et ne peut prononcer un mot...

Réal est un garçon de 7 ans qui joue au soccer avec ses frères et qui parle avec enthousiasme de son équipe de Coupe du monde préférée. Cependant, à la récréation, il se contente de regarder les autres enfants jouer au soccer et ne répond pas lorsque les enfants lui demandent s'il veut jouer. Alors, les enfants le trouvent snob et l'ignorent.

Marie, une petite fille de 5 ans, parle à la maison avec ses frères et soeurs et ses parents... mais n'a jamais parlé à personne en dehors de la maison.

Qu'est-ce que le mutisme sélectif?  

Il nous arrive à tous d'être timides. En fait, avoir une certaine dose de timidité peut être utile car cela peut nous empêcher de faire des choses qui pourraient être embarrassantes ou maladroites. Mais lorsque la timidité empêche un enfant ou un adolescent de parler, il peut s'agir d'un cas de mutisme sélectif.

Le mutisme sélectif est un trouble anxieux sévère qui se traduit chez l'enfant par :

  • Une incapacité à parler (il est « muet ») dans certaines situations (par exemple à l'école ou dans des lieux publics);
  • Une capacité à parler lorsqu'il se sent détendu (comme à la maison)

Les enfants atteints de mutisme sélectif ne restent pas « volontairement » muets. Ils n'essaient pas de contrôler une situation en restant muets. Ne pas parler est une façon de se protéger contre l'anxiété sévère.

Parce que l'anxiété est à la base du mutisme sélectif, la punition, la répression ou la culpabilisation de l'enfant n'aideront en rien. Ce genre d'attitude peut même être néfaste. Essayer de faire parler un enfant peut aggraver l'anxiété de l'enfant et peut provoquer l'effet inverse, ce qui ne fait qu'empirer la situation.

Par ailleurs, tout ce que vous pouvez faire pour réduire l'anxiété chez un enfant peut l'aider à parler dans des situations qui lui font peur. Aider l'enfant à affronter progressivement ses peurs est la meilleure façon d'aider un enfant à surmonter son mutisme sélectif.

Comment savoir si mon enfant est atteint de mutisme sélectif?

La plupart des enfants atteints de mutisme sélectif ressemblent aux autres enfants et agissent comme n'importe quel autre enfant lorsqu'ils sont dans une situation confortable. Mais dans d'autres situations, comme à l'école ou dans d'autres contextes sociaux, ils se sentent très anxieux.

Avant et au cours d'interactions sociales, un enfant atteint de mutisme sélectif peut :

  • Se replier sur lui-même ou « faire la sourde oreille » dans une situation qui le rend anxieux
  • Refuser de suivre les instructions de l'adulte et sembler désobéissant ou rebelle (par exemple, refuser d'aller dans un endroit qui le rend anxieux);
  • Éviter la situation ou l'activité stressante;
  • Se plaindre de maux d'estomac ou de maux de tête;
  • Regarder dans le vide, éviter le contact visuel ou ne pas sourire;
  • Avoir de la difficulté à dire des choses simples comme « bonjour », « au revoir » ou « merci ».

Les enfants atteints de mutisme sélectif peuvent également souffrir de :

  • Trouble d'anxiété sociale (9 enfants sur 10 atteints de mutisme sélectif en souffrent);
  • Difficulté à être éloignés de leurs parents (anxiété de séparation);
  • Différentes formes de troubles de la parole ou du langage;
  • Incontinence diurne ou nocturne (énurésie).

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Comment se développe le mutisme sélectif?

2 principaux facteurs entrent en jeu dans le mutisme sélectif :

Antécédents familiaux : La plupart des enfants atteints de mutisme sélectif ont des antécédents familiaux d’anxiété

Notre cerveau possède un « système de crainte » préprogrammé. Il « s'allume » lorsque nous sentons que nous sommes en danger. Il nous permet de nous tenir prêt à « nous battre » ou à fuir le danger. Chez les enfants atteints de mutisme sélectif, ce système de crainte s'allume facilement dans les situations sociales. Ces enfants surestiment le danger dans ces situations et deviennent très anxieux.

Environnement et expérience : Les enfants atteints de mutisme sélectif « ont appris » des comportements qui réduisent leur anxiété.

Lorsque les enfants sentent qu'une situation sociale est dangereuse, ils ne parlent pas, se cachent derrière leurs parents ou essaient d'éviter la situation d'autres manières. Lorsque d'autres personnes parlent à leur place ou passent à autre chose, ils se sentent moins anxieux. Ces enfants apprennent que le fait de ne pas parler ou d'éviter les interactions sociales les aide à réduire leur anxiété et ce comportement devient une habitude.

Comment puis-je aider mon enfant?  

  1. Obtenez rapidement de l'aide.  C'est essentiel. Plus longue est la durée du mutisme sélectif, plus difficile il sera de le soigner, car les comportements utilisés par les enfants pour éviter de parler se renforceront. Et il sera alors plus difficile de modifier ces comportements.
  2. Tirez profit du lien qui existe entre les parents et les enfants. Les enfants atteints de mutisme sélectif se sentent plus en sécurité auprès de leurs parents et moins en sécurité avec les autres. Il est important de renforcer et de tirer profit de cet attachement. Cela permettra aux enfants de devenir plus confiants.
    • Passez du temps avec votre enfant. Chaque jour, essayez de consacrer un peu de temps à chacun de vos enfants. Ce n'est pas toujours facile, surtout dans le cas d'une famille monoparentale ou si vous avez plus d'un enfant. Mais même passer 15 minutes avec chaque enfant chaque jour de la semaine peut faire une différence. Prolongez ces moments la fin de semaine ou à chaque fois que cela est possible.
    • Choisissez des activités propices à la conversation. Les jeux de société, les jeux de balle, la cuisine, les travaux manuels ou les Légo permettront à vos enfants d'exprimer leurs sentiments et leurs émotions. Évitez les jeux vidéo qui n'invitent pas au contact visuel et à la conversation.
    • Créez un espace sécuritaire où l'enfant pourra exprimer ses sentiments. Nommez les sentiments et montrez à l'enfant que vous traitez les sentiments de façon positive. Indiquez à l'enfant qu'il a le droit d'avoir toutes sortes de sentiments. Vous n'avez pas à partager tous les sentiments de votre enfant, mais reconnaissez-les (« Je comprends que cela ait pu te mettre en colère »). Ne dites pas à votre enfant que ce qu'il ressent est mal. Laissez votre enfant « vider son sac » tout en l'écoutant et en le soutenant.
    • Créez un « rituel de séparation ». Lorsque vous dites « au revoir », n’oubliez pas de mentionner le moment des retrouvailles. Vous pouvez rappeler à l'enfant quelque chose que vous avez hâte de faire avec lui. (Des crêpes pour le petit-déjeuner? Une soirée tacos? Continuer un casse-tête?) Ce sera très rassurant pour l'enfant. Vous pouvez le serrer dans vos bras ou l'embrasser ou encore vous adonner à un petit rituel familial secret J.

Ce qui n'aide pas

  •  Forcer votre enfant à parler car cela ne fera qu'aggraver son anxiété.
  • Ignorer le problème. Les parents peuvent penser que leur enfant est tout simplement timide et qu'il surmontera le mutisme sélectif. Mais de graves conséquences peuvent apparaître chez un enfant qui ne peut pas communiquer ou parler aux autres : 
    •  Il peut avoir de la difficulté à se faire des amis. Un enfant qui n'a pas d'amis ou qui est isolé peut être la cible de moqueries ou d'intimidation.
    • Cela peut avoir des répercussions sur l'apprentissage de l'enfant. Votre enfant ne sera pas capable de poser des questions ou de demander de l'aide. Les enseignants peuvent avoir de la difficulté à évaluer les besoins de votre enfant en matière d'apprentissage. Votre enfant ne sera pas capable de participer à un travail d'équipe ou d'apprendre des habiletés en communication. Avec le temps, les problèmes à l'école peuvent influer sur l'estime de soi de votre enfant, aggraver l'anxiété ou la dépression ou donner l'impression à votre enfant d'être isolé. Les enfants qui vivent ce genre de situations refusent parfois d'aller à l'école.
  •  Reprocher à son enfant d'être manipulateur. Souvenez-vous que l'anxiété est à la base de ceci - votre enfant n'essaie pas de contrôler les choses en ne parlant pas. Votre colère et votre frustration ne feront qu'empirer les choses. Tous les enfants se comportent bien s'ils le peuvent. Lorsqu'ils ne le peuvent pas, c'est parce qu'ils ne possèdent pas les compétences dont ils ont besoin. Il existe heureusement des traitements efficaces contre le mutisme sélectif.

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Comment se soigne le mutisme sélectif?

Cherchez un traitement professionnel avec l'aide d'un pédopsychologue expérimenté si votre enfant reste muet pendant un mois ou plus. Le traitement sera axé sur :

  • La réduction de l'anxiété de l'enfant
  • Aider les enseignants et les autres adultes à comprendre le mutisme sélectif et à établir des attentes raisonnables en matière de communication.
  • Hiérarchiser les communications et aider votre enfant à apprivoiser sa peur de façon graduelle et à un rythme raisonnable.

Les approches de traitement dépendent de l'enfant, mais peuvent comprendre :

1 Stratégies comportementales

Voici les plans étape par étape permettant d'aider un enfant à prendre davantage part aux conversations. Ces plans comprennent souvent des systèmes de récompenses remises à l'enfant à chaque progrès. Ceux-ci peuvent inclure :

  • Exposer graduellement votre enfant à de plus en plus de situations sociales de façon non menaçante, sans pousser ni accabler votre enfant;
  • Encourager les activités sociales structurées avec d'autres enfants (par exemple un sport collectif ou un club);
  • Travailler de l'intérieur vers l'extérieur, en encourageant la communication avec la famille proche. Vous pouvez ensuite essayer d'inviter un enfant à jouer avec le vôtre à la maison, augmentant graduellement le nombre d'amis et d'endroits différents (cours de récréation ou l'école);
  • Débuter par des activités structurées (telles que regarder des films, jouer à des jeux de société, faire du sport) dans lesquelles votre enfant sentira moins de pression pour parler;
  • Progresser vers des activités moins structurées (jeux libres, jeux de rôles).

    Aider votre enfant dans des lieux publics :
  • Donner l'occasion à votre enfant de communiquer dans un lieu public;
  • Encourager votre enfant à participer à la commande dans un restaurant. Par exemple, votre enfant pointe du doigt des plats sur le menu. Vous pouvez demander à votre enfant de répondre « oui » ou « non » devant le serveur à des questions que vous lui posez ou de dire ce qu'il veut en l'invitant à parler;
  • Profitez de toutes les occasions de communication : payer dans un magasin d'alimentation, emprunter un livre de la bibliothèque ou remercier un chauffeur d'autobus;
  • Ne demontrez pas trop d’enthousiasmes lorsque votre enfant parle. Reconnaissez calmement ce qu’il a dit et poursuivez. Plus tard, dans un moment de calme, vous pourriez dire quelque chose comme « Tu t'es montré très poli devant le serveur au restaurant, je pense qu'il a apprécié».

    Aider votre enfant dans le milieu scolaire :
  • Accompagnez votre enfant jusque dans l'école lorsque peu de personnes sont présentes, afin que votre enfant puisse se pratiquer à communiquer;
  • Encouragez votre enfant à inviter d'autres enfants à jouer à la maison. Avec un peu de chance, au fur et à mesure que votre enfant se sent plus à l'aise avec des amis en dehors de l'école, il sera capable de parler avec ces amis à l'école;
  • Lorsque vous sentez que votre enfant est prêt, amenez votre enfant avec un ami ou deux à l'école afin qu'il y joue lorsque personne n'est présent. Il peut s'agir de la cours de récréation une fin de semaine, le gymnase ou une salle de classe après l'école. Pour jouer dans l'école, vous devrez peut-être d'abord en parler au directeur d'école;
  • Une fois que votre enfant se sent à l'aise, faites venir l'enseignant pendant que votre enfant joue. Ensuite, d'autres élèves peuvent s'ajouter.

2 Stratégies cognitivo-comportementales :

Ces stratégies aident les enfants à maîtriser leur anxiété. De nombreux enfants muets de façon sélective sont préoccupés par le fait que les autres puissent entendre leur voix ou qu’ils lui demandent pourquoi il ne parle pas. Apprendre à l'enfant à lutter contre ces pensées l'aide à surmonter ses inquiétudes. Quelques exemples pour lutter contre ces pensées : « Ma voix est normale », « Être inquiet au sujet de ma voix est parfois normal », « Ils ne se moquent pas de moi ». Ces stratégies fonctionnent très bien avec les stratégies comportementales mentionnéss ci-dessus.

3 Médicaments

Les médicaments peuvent être utiles chez les enfants dont le mutisme sélectif n'a pas évolué suite aux approches comportementales. Les médicaments peuvent aider à réduire l'anxiété, afin que le plan de traitement ait davantage d'effet. Les antidépresseurs appelés « inhibiteur spécifique du recaptage de la sérotonine » sont ceux qui ont fait leur preuve pour aider les enfants et les adolescents à lutter contre l'anxiété. Les médicaments peuvent être prescrits par un médecin de famille, par un pédiatre ou par un psychiatre.

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Travailler avec l'école

Rencontrer l'enseignant sans la présence de l'enfant
Les parents doivent prendre l'initiative d'aborder le personnel de l'école au sujet du mutisme sélectif de leur enfant.  Personnel de l'école susceptible d'aider :

  •  Enseignants;
  • Psychologues scolaires;
  • Conseillers d'orientation;
  • Thérapeutes du comportement;
  • Directeurs ou directeurs adjoints;
  • Orthophonistes;
  • Travailleurs sociaux.

Avec un peu de chance, l'école aura entendu parler de mutisme sélectif. Dans le cas contraire, vous pouvez lui remettre une copie de ce document. Vous pouvez aussi partager des messages clés au sujet du mutisme sélectif. Veillez à mentionner aux enseignants et au personnel scolaire que :

  • le fait de ne pas parler ne veut pas dire que l’enfant est têtu ou rebelle;
  • votre enfant communique mieux lorsqu'il se sent moins anxieux. Les reproches, les moqueries, l'humiliation et la contrainte ne l'aident pas à parler;
  • votre enfant peut avoir besoin de communiquer de façon non verbale pour commencer.

Vous pouvez aussi:

  •  Demander à l'enseignant s'il accepte de s'adonner à un rituel de bienvenue (« Bonjour, j'espère que tu as passé une bonne soirée hier soir! »), ainsi qu'un rituel de séparation à la fin de la journée d'école (« Bon après-midi, j'ai hâte de te revoir demain! »);
  • Informer les autres élèves (et le personnel scolaire). Permettez à l'enseignant de parler aux autres élèves et au personnel scolaires des difficultés de l'enfant, à un moment où l'enfant n'est pas dans la classe. L'enseignant peut dire quelque chose comme « Vous savez que certaines personnes sont très timides? C'est le cas de _____ qui est très timide, cela s'appelle le mutisme sélectif. Il s'agit d'une sorte d'angoisse qui empêche _____ de parler à l'école. La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des choses que chacun d'entre nous peut faire pour l'aider. »

Rencontre entre les parents, l'enseignant et l'enfant
Il est important de présenter votre enfant aux personnes à qui il n'ose pas parler (par exemple, un enseignant ou un fournisseur de soins de l'enfant). Il est également important de dire à l'enfant qu'il peut faire confiance et être en sécurité avec cette personne.

Si votre enfant craint de parler devant l'enseignant, prenez rendez-vous avec l'enseignant sans votre enfant. Cela vous donnera l'occasion d'apprendre à connaître l'enseignant. Vous pouvez ensuite prévoir un moment pour rencontrer l'enseignant en compagnie de votre enfant. Dites à votre enfant que vous avez déjà rencontré l'enseignant et que votre enfant peut se sentir à l'aise avec lui. Par exemple, vous pouvez dire « J'aimerais que tu rencontres Mme Unetelle. Tu sais quoi? Elle adore les chiens, comme toi. En fait, elle possède un chien. Je pense qu'elle est très gentille et que tu vas bien t'entendre avec elle. »

Travailler avec des pairs, des amis, des voisins, des proches
Il est important de parler seul avec les amis, les voisins et les proches. Ils veulent souvent bien faire, mais exercent une certaine pression sur l'enfant pour qu'il parle. Ils peuvent penser que votre enfant a juste besoin d'être un peu ébranlé et peuvent même penser que vous le surprotégez.

En tant que parent, vous pouvez dire par exemple :
« On a tous peur de quelque chose, comme des gros chiens ou bien du noir. Pour _______ , parler à des gens peut parfois faire peur. La bonne nouvelle est qu'il existe des choses que nous pouvons tous faire pour aider ________ à se sentir plus à l'aise à parler.

Ce qui pourrait aider _____ :

  • Le traiter comme un bon ami;
  • Être gentil avec lui;
  • L'intégrer à des activités, en lui demandant s'il veut jouer ou participer.

Ce qui ne va pas l'aider :

  • Forcer l’enfant à parler, parce que ça le rend encore plus anxieux;
  • Dire aux autres qu'il ne parle pas;
  • Se montrer enthousiaste s'il parle. Cela peut le rendre plus nerveux et complexé. Contentez-vous de reconnaître calmement ce qu'il a dit et agissez comme d'habitude.

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Pratiques parentales et enfants atteints de mutisme sélectif

La plupart des enfants fonctionnent mieux lorsque leurs parents les éduquent de façon autoritaire. Chez les enfants atteints de mutisme sélectif, ceci est encore plus important. Les parents doivent être chaleureux, doux et encourageants, mais ils doivent fixer des règles et des attentes raisonnables sur le plan du comportement. Une approche parentale sévère, éprouvante et rigide n'aidera pas l'enfant. Trouver le juste milieu entre être trop permissif (l'éducatrice auprès des parents Barbara Coloroso qualifie le parent de « méduse ») et être trop autoritaire (Coloroso qualifie le parent de « mur de briques ») n'est pas facile. Un parent autoritaire ou qui joue le rôle d'une « colonne vertébrale » essaie de trouver cet équilibre.

Trop permissif (Éducation « méduse »)

  • Établir trop peu de règles
  • Être peu préoccupé
  • Ne pas prendre suffisamment au sérieux les problèmes de l’enfant
  • Être sous protecteur
  • Laisser trop d’autonomie

Trop autoritaire (Éducation « mur de briques »)

  • Établir trop de règles
  • Être trop préoccupé
  • Prendre les problèmes de l’enfant trop au sérieux
  • Être trop protecteur
  • Ne pas laisser suffisamment d'autonomie

Les enfants et les adolescents fonctionnent mieux lorsque leurs parents essaient de trouver un équilibre en matière d'autorité.

1. Offrez à votre enfant un encadrement et des règles qui l’aideront à devenir responsable.
2. Donnez à votre enfant une plus grande liberté au fur et à mesure qu’il se montre responsable.
3. Passez du temps en compagnie de votre enfant (en lui parlant, en faisant des activités ou en sortant avec lui) afin de bâtir une relation saine.

Réduire l'anxiété et modifier les comportements étape par étape

  1. Premièrement, vous devez travailler avec votre enfant, avec un psychologue et avec l'école de votre enfant pour élaborer un plan. Pour cela, vous devez :
    •  Cerner les objectifs à long terme de votre enfant. « Que veux-tu faire quand tu seras grand? » « Que veux-tu faire plus tard? »;
    • Essayer de faire comprendre à votre enfant que le fait de parler à d'autres l'aidera à atteindre ses objectifs futurs. Par exemple, « Devenir agent de police est une très bonne idée. Sais-tu ce qu'il faut faire pour devenir agent de police? Tu devras terminer l'école, puis tu iras à l'école de police. Nous devrons t'aider à avoir confiance afin que tu puisses parler. »
  2. Fixez des objectifs précis, en commençant par les choses simples puis passez aux choses plus difficiles. Expliquez que vous ne vous attendez pas à ce qu'il fasse soudainement les choses les plus difficiles. Mais en avançant étape par étape tous les jours, il peut y arriver. Par exemple, vous pouvez dire quelque chose comme :

« Que se passerait-il si je te donnais 100 lb à soulever tout de suite? Ce serait sans doute trop pour toi! Disons plutôt que nous voudrions que, un jour, tu arrives à porter 100 lb. Comment procéderions-nous? C'est exact, nous te donnerions 2 lb. Et si tu arrivais à les soulever? Exact, nous te donnerions 3 lb. Et si 3 lb était trop? Nous pourrions redescendre à 2 lb ou à 2 ½ lb... Puis, si tu pouvais soulever les 2 lb, nous pourrions remonter à 3 lb... »

Établir des objectifs de plus facile au plus difficile

  • Entamer une conversation avec un adulte, un enseignant ou un pair
  • Donner des réponses plus longues, plus complexes à des questions ouvertes (comme répondre à la question : « Qu'as-tu fait aujourd'hui? » )
  • Répondre aux questions par oui ou par non
  • Prendre une voix « normale »
  • Chuchoter
  • Communication non verbale (par des gestes ou par l'écrit)

Rappelez à votre enfant qu'il peut toujours retourner à l'étape précédente pendant quelque temps s'il a de la difficulté.

Étapes préliminaires faciles

  • Communiquer de façon non verbale (gestes, écrit, courriel, Facebook)
  • Chuchoter à la famille proche
  • Parler à d'autres personnes par l'intermédiaire des parents

Étapes intermédiaires

  • Chuchoter à l'enseignant ou aux compagnons de classe
  • Prendre une voix normale en répondant par oui ou par non

Étapes difficiles

  • Communiquer avec tout le monde en utilisant des phrases complètes

Célébrer ses progrès!

Gérer l'anxiété et essayer des choses qui vous font peur demandent du courage. Notez chaque fois que votre enfant passe à une autre étape et lorsqu'il parle dans des situations qu'il trouve difficiles. Soyez prudents, les grandes éloges ne font qu'empirer l'angoisse de votre enfant, car elles attirent davantage l'attention sur le problème. Un sourire chaleureux, un clin d'œil, une caresse ou une parole apaisante suffisent.

Vous pouvez également reconnaître l'effort et les progrès de votre enfant en organisant une rencontre familiale tel qu'un dîner ou un dessert, un toast ou une sortie en famille. Veillez à inclure vos autres enfants, en annonçant par exemple : « Organisons une petite fête. Kevin a réussi à poser une question à son professeur aujourd'hui et Sarah a fait un beau travail de rangement après l'école. Si on allait acheter de la crème glacée après le souper ce soir? »

Rappelez-vous, punir un enfant qui ne parle pas n'aidera en rien. La punition ne fera qu'empirer l'anxiété, et votre enfant aura encore plus de difficulté à parler. Si votre enfant n'est pas capable de passer à l'étape suivante tel que prévu, retournez à l'étape précédente pendant quelque temps. Laissez le temps à votre enfant de se sentir plus à l'aise à cette étape, puis essayez de le faire avancer.

Un plan personnel niveau par niveau!

Parlez à votre enfant afin d'élaborer un plan étape par étape en vue d'atteindre ses objectifs. Placez les objectifs les plus simple en bas et les objectifs plus difficiles tout en haut.

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Où trouver de l’aide à Ottawa et dans l’Est de l’Ontario

En situation de crise? Ligne de crise pour enfants, jeunes, familles de l’Est de l’Ontario, 613 260-2360 ou sans frais, 1 877 377-7775

Vous cherchez des ressources en santé mentale? http://www.esantémentale.ca/ propose un répertoire en ligne bilingue des services et des ressources en santé mentale offerts dans les régions d’Ottawa, de l’Est de l’Ontario et au Canada.

Le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario Le médecin peut aiguiller l’enfant vers ces services en communiquant avec l’accueil aux services de santé mentale du CHEO au numéro 613 737-7600, poste 2496. Pour en savoir plus sur nos programmes : http://www.cheo.on.ca/  

Bureau des services à la jeunesse, de 12 à 20 ans, 613 562-3004

Pour trouver un psychologue à Ottawa : Téléphonez au Service de recommandation de l’Académie de psychologie d’Ottawa au 613 235-2529. pour obtenir une liste (non exhaustive) de psychologues de la région d’Ottawa : http://www.ottawa-psychologists.org/ 

Pour trouver un psychologue en Ontario : Appelez l’Ordre des psychologues de l’Ontario, 1 800 489-8388, http://www.cpo.on.ca/.

Pour trouver un orthophoniste en Ontario : L'Ordre des audiologistes et des orthophonistes de l'Ontario (www.caslpo.com

Vous cherchez à en savoir plus?

Sites Web utiles

En anglais seulement :

Ouvrages pour les parents et pour les enseignants

  • Helping Children with Selective Mutism and Their Parents; A Guide for School-Based Professionals, Christopher Kearney, Mai 2010
  • Helping Your Child With Selective Mutism: Steps to Overcome a Fear of Speaking, Angela McHolm, Charles Cunningham, Melanie Vanier, Août 2005
  • Selective Mutism Resource Manual, Maggie Johnson, Juin 2001

Pour les enfants

  • Cat's Got Your Tongue?: A Story for Children Afraid to Speak, de Charles Schaefer, Judith Friedman, 1992, de 4 à 8 ans
  • Understanding Katie, de Elisa Shipon-Blum, 2003, de 4 à 8 ans
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