CHEO Logo
Decrease Text SizeIncrease Text SizeFacebookTwitterYoutube

Banner
image decoratif 

PDFCliquez-ici pour télécharger cette information.

Un adolescent qui s’automutile

« Que se passe-t-il avec Marie? » 1ère partie et 2ème partie
Qu’est-ce que l’automutilation?
Quelle est la fréquence des comportements d’automutilation?
Pourquoi certaines personnes s’automutilent-elles?
Comment les comportements d’automutilation se développent-ils?
Comment les comportements d’automutilation sont-ils traités?
Devons-nous faire appel à l’aide d’un professionnel?
Aider un enfant ou un adolescent qui s’automutile (aide à court terme)
Ce qui n’aide pas le jeune
Soutenir le jeune à long terme
« Pratiques parentales extrêmes et automutilation »
Comment obtenir de l’aide
Comment réagir si mon adolescent menace de s’automutiler?
Obtenir de l'aide
Vous cherchez à en savoir plus?

« Que se passe-t-il avec Marie? » 1ère partie

Marie est une adolescente de 12 ans qui a toujours été plutôt tranquille et timide, sa mère a donc été surprise d’apprendre qu’elle avait commencé à fréquenter un garçon cette année. Mais dernièrement, Marie a beaucoup plus de sautes d’humeur que d’habitude. Puis, l’autre jour, elle a entrevu les avant-bras de Marie couverts d’éraflures et de coupures. Comme la plupart des parents réagiraient, la mère de Marie s’est soudainement sentie effrayée et confuse, et s’est dit:

« C’est terrible! Je ne sais pas comment réagir par rapport à cela! Que dois-je faire? ».

Retourner au haut de la page

Qu’est-ce que l’automutilation?

L’automutilation (aussi appelée « automutilation non suicidaire ») est une tentative volontaire
de s’infliger des blessures. Dans la plupart des cas, elle est faite sans intention de s’enlever la
vie.

Cetter fiche d’information concerne les comportements d’automutilation d’enfants ou de jeunes qui ne souhaitent pas mettre fin à leur vie.

Les coupures représentent la forme la plus commune d’automutilation chez les jeunes (en l’absence de retard de
développement ou trouble autistique). Il existe toutefois d’autres formes d’automutilation, comme :

  • Se couper
  • S’égratigner
  • Se brûler la peau, p.ex. avec une cigarette
  • Prendre un surplus de médicaments, mais pas assez pour s’enlever la vie (‘surdose mineure’);
  • Se frapper la tête (contre un mur)

Retourner au haut de la page

Quelle est la fréquence des comportements d’automutilation?

Au Canada, selon une étude menée auprès de jeunes âgés de 14 à 21 ans, près de
2 jeunes sur 10 se sont volontairement infligé des blessures au cours de leur vie.
L’automutilation commence en moyenne vers l’âge de 13 á15 ans et est plus souvent
remarquée chez les adolescents et les jeunes adultes. Les comportements
d’automutilation sont deux fois plus fréquents chez les personnes de sexe féminin que
chez les personnes de sexe masculin.

Retourner au haut de la page

Pourquoi certaines personnes s’automutilent-elles?

Selon l’avis de la plupart des professionnels de la santé mentale, les jeunes pratiquent l’automutilation pour lutter contre le stress. Au nombre des raisons qui motivent les comportements d’automutilation, mentionnons :

  • Le besoin de soulager des sentiments douloureux ou angoissants;
  • Le besoin de sortir d’une sensation de torpeur;
  • Le désir de communiquer sa douleur ou sa détresse aux autres.

En fait, tous ces objectifs sont très sains; c’est simplement la façon d’y parvenir (l’automutilation) qui est malsaine.

Retourner au haut de la page

Comment les comportements d’automutilation se développent-ils?

Des chercheurs (dirigés par N. Slee en 2008) ont établi un modèle visant à mieux comprendre la façon dont les comportements d’automutilation se développent : 

Personne vulnérable

 image decoratif  
image decoratif

L'automutilation est plus fréquente chez les personnes :

  • dont un membre de la famille (ou plusieurs) a déjà pratiqué
    l’automutilation;
  • qui ont vécu des expériences très difficiles ou néfastes.

 

Stress : la personne vulnérable vit une situation ou un événement angoissant.

 
image decoratif

Sources courantes de stress (internes), liées à la gestion des
sentiments :

  • Absence de sentiments (torpeur ou sensation de vide);
  • Excès de sentiments liés à une détresse (colère, anxiété ou
    dépression).

Sources courantes de stress (externes) :

  • Milieu scolaire (professeurs, travail scolaire, camarades);
  • Relations sociales (amis de coeur, amis, parents, frères et soeurs);
  • Relations familiales (rapports parents-enfants, divorce/séparation,
    placement en famille d’accueil ou en foyer de groupe, conflit avec frères ou soeurs).

Comportement d’automutilation vs Gestion positive des événements :

 image decoratif

Comportement d’automutilation
Une personne s’automutile parce qu’elle :

Se sent dépassée;n’a pas encore appris à gérer lesévénements de façon positive

Gestion positive des événements :

  • appeler un ami

  • faire de l’exercice

  • écouter de la musique

  • écrire un journal

  • gérer son stress

Par exemple, les jeunes qui éprouvent une sensation de vide ou de torpeur peuvent s’affliger
des coupures pour gérer ces émotions. À l’inverse, s’ils se sentent submergés par leurs émotions,
l’automutilation pourra les aider à transformer la douleur émotionnelle en douleur physique.

Plus les pratiques d’automutilation deviennent fréquentes, plus le lien entre les sources externes
de stress et les comportements d’automutilation s’affaiblissent. Cela signifie qu’après un certain
temps, les pensées de l’adolescent suffisent à elles seules à déclencher les comportements
d’automutilation. Par exemple, le simple fait de penser « personne ne se soucie de moi »
peut mener à l’automutilation, et ce, même en l’absence d’un événement stressant.

Retourner au haut de la page

Comment les comportements d’automutilation sont-ils traités?

Le traitement des comportements d’automutilation se fait généralement par l’entremise d’une psychothérapie (ou « thérapie par la parole »). Tous les traitements efficaces contre l’automutilation comprennent les éléments suivants :

1

Définir les « éléments déclencheurs » : aider le jeune à repérer les sources de stress menant potentiellement à l’automutilation

2

Faciliter la résolution de problèmes: aider le jeune à trouver de meilleures façons de gérer les situations stressantes (par exemple, chercher à se distraire lorsqu’il est stressé ou éviter les sources de stress);

3

Apprendre à maîtriser ses émotions: aider le jeune à analyser ses sentiments et proposer des façons plus constructives pour trouver un apaisement (par exemple, prendre un bain pour relaxer ou lire un bon livre pour se changer les idées);

4

Modifier les pensées malsaines: aider le jeune à repérer les pensées malsaines (par exemple, « Personne ne m’aime ») et à les remplacer par des pensées plus positives (par ex., « Ça va aller, je vais m’en sortir »);

5

Renforcer les compétences individuelles: aider le jeune à mieux communiquer pour qu’il arrive à gérer les conflits et à obtenir le soutien d’autrui, plutôt que de recourir à l’automutilation.

Retourner au haut de la page

Devons-nous faire appel à l’aide d’un professionnel?

Si vous pensez que votre adolescent s’automutile, amenez-le consulter un professionnel
de la santé mentale (psychologue, médecin ou professionnel dans un centre de
santé mentale pour enfants). Pour votre jeune, l’automutilation est essentiellement
une façon de gérer le stress, et elle ne correspond pas à la volonté de s’enlever la vie.
Les comportements d’automutilation peuvent persister si le stress sous-jacent n’est pas
pris en charge. Dans certains cas, il arrive que l’automutilation progresse vers des
pensées suicidaires actives. La présence de comportements d’automutilation doit donc
mener à une évaluation plus approfondie par un professionnel qui recherchera
l’existence de pensées suicidaires.

Vous pouvez traiter la plupart des coupures et des éraflures à la maison en les
désinfectant et en y appliquant un pansement. Certaines coupures profondes
nécessiteront peut-être des points de suture dans un hôpital ou une clinique.
Demandez à un professionnel de la santé si l’administration du vaccin contre
le tétanos est requise. En cas d’urgence, appelez une ligne téléphonique d’écoute
en cas de crise ou le service des urgences de l’hôpital le plus proche.

Aider un enfant ou un adolescent qui s’automutile (aide à court terme)

Le traitement peut prendre un certain temps avant d’être efficace, toutefois, vous pouvez aider votre jeune dès maintenant de nombreuses façons :

image decoratif

Montrez-lui que vous l’aimez. Dites à votre enfant « Je t’aime et je me fais du souci pour toi ».

image decoratif

Acceptez les sentiments qu’il ressent. Rappelez-vous que votre enfant peut se sentir très stressé ou troublé.

Demandez-lui « Que puis-je faire pour t’aider? » ou « Comment puis-je te soutenir? ».

image decoratif

Apprenez à donner les premiers soins de base. Apprenez à soigner les coupures et les autres blessures liées à l’automutilation. Lavez les plaies à l’aide d’un savon doux et d’eau pour éviter le risque d’infection. Dans le cas de coupures profondes pouvant nécessiter des soins médicaux (p. ex., points de suture), proposez à votre enfant de le conduire à la clinique sans rendez-vous la plus proche, chez un médecin ou au service des urgences.

image decoratif

Adoptez une attitude non critique. Dites à votre enfant qu’il peut vous parler librement de ses comportements d’automutilation (et du stress) et que vous l’écouterez sans le juger. Dites-lui, « Je m’inquiète pour toi. Si tu veux me parler, je suis là. Je te promets de t’écouter sans m’énerver ou me fâcher, peu importe ce que tu me dis. Je t’aime quelle que soit la situation ».

image decoratif

Tentez de le distraire. Les distractions ne constituent pas des solutions à long terme, mais elles peuvent momentanément réduire les comportements d’automutilation.

« Stratégies d’autoapaisement » : Conseils pour aider le jeune à lutter contre le stress.

image decoratif

Ce qui n’aide pas le jeune

Évitez de le blâmer. Le fait de culpabiliser votre enfant ou de le rendre honteux n’aidera en rien. Pas plus que de lui montrer à quel point son comportement vous semble dégoûtant ou repoussant. Ces attitudes risquent de renforcer l’image négative qu’il a de lui-même, de lui faire perdre confiance en vous et de l’amener à vous éviter. Ne lui demandez pas de « cesser » ses comportements d’automutilation. L’automutilation est une façon de surmonter son malaise. Il peut même être dangereux de lui retirer le seul moyen qu’il a de gérer le stress avant d’avoir appris des méthodes plus saines. Votre enfant pourrait même tenter de s’enlever la vie sur une impulsion si vous lui interdisez de s’automutiler. Dans tous les cas, une telle interdiction risque de lui faire perdre confiance en vous.

Retourner au haut de la page

Soutenir le jeune à long terme

Interrogez votre enfant sur les sources de stress qui pourrait aggraver ses comportements d’automutilation. Par exemple, demandez-lui :

image decoratif

Si votre enfant vous répond : « Je ne sais pas! », proposez-lui des réponses. « Souvent, à ton âge, plusieurs situations sont sources de stress, par exemple à l’école (les professeurs, le travail scolaire ou les camarades de classe), à la maison (les frères et soeurs ou les parents), ou même avec les amis (comme les amis de coeur) ».

Vous pouvez ensuite entrer dans les détails si nécessaire. Par exemple, vous pouvez ajouter : « Comment ça se passe à l’école? Comment trouves-tu tes professeurs? Trouves-tu qu’il y a beaucoup de travail? ».

Aidez votre enfant à trouver des solutions aux problèmes qui constituent des sources de stress.

1. Fixez des objectifs ou proposez des solutions : « Qu’aimerais-tu changer par rapport à ton stress ou à l’élément déclencheur? »);
2. Proposez des solutions « à essayer » : « Qu’est-ce qu’on pourrait (ou tu pourrais) essayer de faire? ».
3. Essayez une des solutions proposées : « Qu’est-ce que tu as envie d’essayer en premier? ».
4. Évaluez l’effet de la solution proposée : « Comment trouves-tu que cela a fonctionné? ».
5. Si la solution proposée n’a pas fonctionné, essayez autre chose : « Qu’est-ce qu’on pourrait essayer à la place? ».
6. Si la solution proposée a fonctionné, poursuivez : « On dirait que cela a marché, on continue? ».

Retourner au haut de la page

« Pratiques parentales extrêmes et automutilation »

Quelles que soient les sources de stress qui mènent à l’automutilation, les pratiques parentales positives sont bénéfiques. Les pratiques parentales extrêmes risquent d’augmenter le stress, tant chez le jeune que chez les parents. Le défi consiste à trouver un équilibre entre les deux extrêmes — d’une part, se montrer trop permissif (Barbara Coloroso, éducatrice et mère, qualifie le parent permissif de « méduse »), et d’autre part, se montrer trop autoritaire (dictatorial) (Barbara Coloroso compare alors le parent à « mur de brique »). Entre les deux, le parent qui joue le rôle d’une « colonne vertébrale » et qui affirme son autorité (autoritaire).

image decoratif

Les enfants et les adolescents fonctionnent mieux lorsque l’autorité parentale est équilibrée

1. Offrez à votre enfant un encadrement et des règles qui l’aideront à devenir responsable.

2. Donnez à votre enfant une plus grande liberté à mesure qu’il se montre responsable.

3. Passez du temps en compagnie de votre enfant (en lui parlant, en faisant des activités ou en sortant avec lui) afin de bâtir une relation saine.

Retourner au haut de la page

Comment réagir si mon adolescent menace de s’automutiler?

Il est naturel que certains jeunes qui s’automutilent essaient d’utiliser ce comportement pour demander plus de privilèges ou échapper aux conséquences. Par exemple, un jeune pourrait vous dire : « Je vais me sentir déprimé et me couper si tu ne me laisses pas aller avec mon ami ce week-end. »

Si vous sentez que votre enfant vous manipule ou tente de vous amener à faire quelque chose de déraisonnable, posezvous la question suivante : « Quelles seraient les règles et les limites normales pour un autre enfant? »Si vous croyez que vos règles sont raisonnables, ne cédez pas en lui donnant ce qu’il veut. En capitulant, vous appuyez la partie malsaine en lui.

En tant que parent responsable, vous pourriez dire à votre enfant : « Je suis désolé que tu ne sois pas d’accord, mais il est parfaitement raisonnable de te demander de revenir à la maison à l’heure de rentrée convenue. Il serait malsain pour toi si nous n’avions pas de règles raisonnables ».

En même temps, si votre enfant se sent vraiment dépassé par des exigences trop nombreuses, il est logique d’en réduire temporairement le nombre. Par exemple, vous pourriez lui dire : « Je comprends que tu sois un peu dépassé ces temps-ci. Alors, voici ce que je te propose. Plutôt que de sortir le chien chaque jour et de laver la vaisselle, tu n’auras qu’à faire l’un ou l’autre. Tu peux choisir celui que tu veux continuer de faire pour le moment».

Retourner au haut de la page

image decoratif

« Que se passe-t-il avec Marie? » 2e Partie

Après avoir vu les coupures et les éraflures sur le bras de Marie, sa mère n’était pas certaine de savoir quoi faire. En constatant que sa mère était perturbée, Marie a éclaté en sanglots. « Maman, je t’en aurais parlé avant, mais je croyais que tu serais fâchée contre moi ». La mère de Marie ne savait pas quoi lui dire au début, alors elle l’a simplement regardée et l’a serrée dans ses bras. « Marie, je t’aime. Peu importe le problème, on va le surmonter. Maintenant, dis-moi ce qui ne va pas ». Marie a raconté à sa mère les stress auxquels elle est soumise. Sa mère a téléphoné à la ligne téléphonique pour situations de crise et a parlé avec un conseiller qui lui a posé quelques questions pour s’assurer que Marie serait en sécurité ce soir-là. (Si elle avait eu une quelconque  préoccupation, elle aurait amené Marie à l’urgence de l’hôpital ou téléphoné le 911.) Le conseiller leur a donné le numéro de téléphone d’un centre local en santé mentale pour enfants où elles pourraient appeler le lendemain. Par mesure de précaution, la mère de Marie a également fixé un rendez-vous avec le médecin de famille la semaine suivante.

Marie a finalement commencé à consulter un professionnel en santé mentale et a reçu du counseling et suivi une thérapie. Ensemble, ils ont travaillé à utiliser des moyens sains pour gérer les sources de stress et ses émotions. Quelques mois se sont écoulés, c’est maintenant l’été et Marie porte de nouveau des chandails à manches courtes…

Retourner au haut de la page

Comment obtenir de l’aide

l’Est de l’Ontario

  • En situation de crise? Ligne de crise pour enfants, jeunes, familles de l’Est de l’Ontario, 613 260-2360 ou sans frais, 1 877 377-7775
  • Vous cherchez des ressources en santé mentale? www.eMentalHealth.ca propose un répertoire en ligne bilingue des services et des ressources en santé mentale offerts dans les régions d’Ottawa, de l’Est de l’Ontario et au Canada.
  • Comté de Renfrew. Centre Phoenix (Phoenix Centre for Children, Youth and Families), bureaux à Renfrew et à Pembroke : 613-735-2374/1 800 465-1870, http://www.phoenixpembroke.com/
  • Comtés unis de Leeds et Grenville. Centre « Child and Youth Wellness Centre », bureaux à Brockville, à Elgin, à Gananoque et à Prescott : 613 498-4844, http://www.cywc.net/
  • Comté de Lanark. Open Doors for Lanark Children and Youth, bureaux à Carleton Place, à Smiths Falls et à Perth : 613 283-8260, http://www.opendoors.on.ca/
  • Pour trouver un psychologue en Ontario. Ordre des psychologues de l’Ontario : 1 800 489-8388, http://www.cpo.on.ca/

Ottawa

Groupes de soutien et de défense des droits

  • PLEO (Parent’s Lifelines of Eastern Ontario) : groupe de soutien pour les familles touchées par la maladie mentale, http://www.pleo.on.ca/.
  • Parent’s for Children’s Mental Health : organisme provincial visant à aider les parents qui ont un enfant ou un adolescent aux prises avec une maladie mentale, http://www.parentsforchildrensmentalhealth.org/.

Vous cherchez à en savoir plus?

Sites Web utiles (en anglais seulement) :

Ouvrage:

Cliquez-ici pour visiter la section sur Automutilation du Bibliothèque de ressources familiales Kaitlin Atkinson.

Impliquez-vous
image decoratif

Promotion des intérêts

Vous aussi pouvez aider!

image decoratif

Je contribue

Les façons de contribuer 

image decoratif

Je partage

Partagez votre histoire!

Liens rapides

Programmes et info santé
magnifying glass

abcefg hijklmnopqrst uvwxyz
 
Zoomed image Close