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La dysplasie bronchopulmonaire

Information sur la dysplasie bronchopulmonaire (DBP)

Cette page Web vous renseignera sur l’anatomie des poumons ainsi que sur la nature et les symptômes habituels de la DBP.

Qu’est-ce que la DBP ?

La dysplasie bronchopulmonaire (ou DBP) est une maladie pulmonaire chronique associée à des difficultés respiratoires chroniques et à des changements anormaux sur les radiographies pulmonaires se manifestant parfois à la suite de maladies pulmonaires frappant les nouveau-nés. Dans la plupart des cas, la DBP frappe les nouveau-nés qui sont prématurés et qui souffrent du syndrome de détresse respiratoire ou SDR), une maladie qui touche souvent les bébés prématurés. Dans certains cas, la DBP peut découler d’autres problèmes pulmonaires du nouveau-né, tel qu’une pneumonie. Dans la plupart des cas, la DBP se manifeste lorsque les bébés ont eu besoin d’oxygène supplémentaire ou d’un ventilateur mécanique pour soigner leur problème pulmonaire initial. Dans de nombreux cas, les symptômes de la DBP s’estompent assez rapidement. Par contre, certains nourrissons atteints de DBP peuvent éprouver de la difficulté à respirer pendant de nombreux mois, voire de nombreuses années.

Anatomie des poumons Un peu d’anatomie

Les poumons comprennent les voies aériennes (également connues sous le nom de bronches) ainsi que les sacs alvéolaires (également connus sous le nom d’alvéoles pulmonaires). La fonction des voies aériennes est de favoriser l’entrée d’air frais jusque dans les sacs alvéolaires, tout en permettant à l’air qui ne contient plus d’oxygène de sortir des poumons. Des vaisseaux sanguins acheminent le sang à proximité des alvéoles, de façon à permettre à l’oxygène frais inhalé de l’atmosphère d’être assimilé dans la circulation sanguine. Le gaz résiduaire (le gaz carbonique) passe en outre du sang aux alvéoles pulmonaires, afin d’être expulsé ultérieurement dans l’atmosphère. D’autres vaisseaux sanguins prennent ensuite de ces alvéoles le sang qui vient d’être oxygéné et qui est relativement débarrassé de tout gaz résiduaire et l’acheminent au reste de l’organisme.

Une mince couche d’un liquide savonneux appelé surfactant recouvre la surface qui tapisse l’intérieur des sacs alvéolaires et agit comme lubrifiant, facilitant l’ouverture des alvéoles. Le surfactant aide en outre à prévenir l’affaissement des alvéoles.

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De minuscules bandes de muscles encerclent les bronches, de sorte qu’en présence de substances irritantes telles que de la fumée, celles-ci peuvent se contracter pour tenter d’empêcher ces substances irritantes de s’infiltrer dans les poumons. Ce processus est connu sous le nom de bronchospasme.

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Le phénomène de la respiration requiert l’utilisation de muscles bien précis, tels que le diaphragme, lequel fait gonfler la cage thoracique de façon à favoriser la circulation de l’air jusque dans les poumons. D’autres muscles, eux, compriment les poumons pour en exprimer l’air. Ce processus de la respiration ressemble au fonctionnement d’un soufflet.

En quoi les poumons d’un bébé prématuré diffèrent-ils de ceux d’un bébé né à terme ?

Les organes des foetus se développent à des rythmes différents jusqu’à leur naissance. Puisque les poumons font partie des derniers organes à se développer, ils font également partie de ceux qui sont le moins formés chez les bébés nés prématurément.

Dès la 24e semaine après la conception, toutes les bronches sont déjà formées, mais seulement les tous premiers sacs alvéolaires sont développés et une quantité minuscule de surfactant a été produite. On ne trouve pas de quantités suffisantes de surfactant dans les poumons avant de la 28e à la 32e semaine de gestation.

Quand le bébé naît prématurément, son appareil respiratoire peut présenter plusieurs problèmes. Ainsi, puisque les poumons des bébés prématurés possèdent relativement peu de sacs alvéolaires, ils peuvent avoir de la difficulté à absorber suffisamment d’oxygène dans leur circulation sanguine pour subvenir aux besoins de l’organisme. Le nombre insuffisant de sacs alvéolaires et la moins grande quantité de surfactant sécrétée durcissent anormalement les poumons, ce qui rend la respiration beaucoup plus laborieuse que ce qu’elle devrait être normalement. Les muscles respiratoires d’un bébé prématuré se fatiguent facilement et, au fur et à mesure qu’ils s’affaiblissent, ils facilitent de moins en moins l’échange d’air dans les poumons. Le gaz carbonique (CO2) s’accumule dans les poumons et dans le sang où il se transforme en acide, ce qui, allié à des taux d’oxygène peu élevés peut causer des dommages. La combinaison d’une rigidité anormale des poumons et de gaz sanguins anormaux chez le prématuré est connue sous le nom de syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né (SDR).

Qu’est-ce qui cause la dysplasie bronchopulmonaire ou DBP ?

Plusieurs facteurs contribuent à causer la DBP. Ainsi, bien que les poumons d’un bébé prématuré soient « raides » et ne bougent pas facilement, les cellules qui tapissent les poumons sont très fragiles et peuvent être facilement endommagées. Il arrive parfois que même les efforts vigoureux qu’un nouveau-né prématuré déploie pour respirer provoquent des problèmes pulmonaires. Les nouveau-nés qui sont atteints du SDR ou d’autres problèmes pulmonaires tels qu’une pneumonie grave ont fréquemment besoin de traitements pour survivre. Or, bien que ces traitements soient nécessaires à leur survie, ils n’en risquent pas moins d’endommager leurs poumons.

Le premier traitement est l’oxygène. Les nouveau-nés atteints d’un problème pulmonaire ont besoin d’oxygène d’appoint pour assurer l’oxygénation adéquate de leur organisme. Or, la forte concentration d’oxygène dans l’air inspiré par le nourrisson risque de provoquer des réactions chimiques dangereuses dans ses poumons.

Les nouveau-nés plus atteints ont souvent besoin d’une ventilation mécanique qui aide à faire pénétrer l’air dans les poumons. Le ventilateur est vital pour les nouveau-nés dont les poumons sont tellement raides que leurs muscles respiratoires ne réussissent pas à les faire bouger adéquatement. Les poumons de nombreux prématurés ne contiennent en outre pas suffisamment de surfactant, de sorte que les sacs alvéolaires peuvent s’affaisser facilement. Les ventilateurs contribuent à garder les sacs alvéolaires ouverts, permettant à l’oxygène d’atteindre les vaisseaux sanguins des poumons. On se sert également de ces appareils auprès des prématurés qui « oublient » de respirer (une condition appelée « apnée »). Malheureusement, la pression requise pour insuffler l’air dans les poumons rigides peut également de causer d’autres dommages.

On commence à observer une amélioration du syndrome de détresse respiratoire (SDR) chez de nombreux nourrissons en une semaine ou moins. D’autres nouveau-nés peuvent avoir besoin d’oxygène et d’un traitement avec un ventilateur pendant de plus grandes périodes de temps. Lorsque cela se produit, le nouveau-né risque de souffrir de DBP et une fois que la DBP s’installe, son état peut s’aggraver, car du liquide tend à s’accumuler dans des poumons blessés. En effet, les parois des sacs alvéolaires durcissent au fur et à mesure qu’elles absorbent du liquide, rendant la respiration encore plus difficile. Les minuscules muscles qui tapissent les bronches peuvent devenir « irrités » et spasmodiques, rétrécissant davantage le diamètre des bronches. C’est ce qu’on appelle des bronchospasmes. L’air peut avoir de la difficulté à entrer dans les poumons ainsi qu’à en ressortir. Le passage de l’air dans les bronches dont le diamètre est rétréci peut produire une respiration sifflante. Une fois que la DBP a endommagé les poumons, l’organisme y envoie des cellules afin de promouvoir leur guérison. Ce processus est appelé inflammation et ressemble un peu aux réactions que vous pouvez observer lorsque vous vous brûlez la peau. Ces cellules peuvent, malheureusement, sécréter des substances qui peuvent aggraver encore plus les dommages et l’enflure des bronches, provoquer des bronchospasmes ou la production de sécrétion par les bronches et, parfois, la formation de tissu cicatriciel.

Les poumons d’un enfant atteint de DBP présentent habituellement des zones de tissus cicatriciels dans les sacs alvéolaires, d’autres régions où ces sacs sont gonflés à l’excès parce que l’air peut difficilement s’en échapper et, dans certains cas, des bronches qui sont cicatrisées ou qui subissent les bronchospasmes.

Sacs alvéolaires en DBP 

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