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La dysplasie bronchopulmonaire

Médicaments contre la dysplasie bronchopulmonaire (DBP)

Cette partie vous renseignera sur les traitements de la DBP.

Remarque : Tous les médicaments ont un nom commercial et une appellation chimique (les produits génériques utilisent souvent l’appellation chimique). Sur ce site, l’appellation chimique des médicaments est fournie entre parenthèses.

Clause exonératoire : La liste de médicaments pour traiter la DBP n’est nullement exhaustive. Dans l’ensemble, une préférence a été accordée aux agents médicamenteux communément utilisés dans la région d’Ottawa (Canada).

Aperçu du traitement de la DBP

CaduceusLes enfants développent de nouveaux sacs alvéolaires jusqu’à l’âge d’environ 8 ans (après cet âge, ce sont les poumons qui grossissent en ce sens que les sacs alvéolaires prennent de l’expansion au lieu de se multiplier). Pour les nourrissons atteints de DBP, il est vital de développer de nouveaux sacs alvéolaires afin de compenser ceux qui ont été endommagés par des cicatrices. Grâce à un traitement optimal, les nourrissons et les enfants atteints de DBP devraient être en mesure de produire autant de sacs alvéolaires que les autres enfants, de sorte que la gravité de leur maladie s’estompera graduellement, au fur et à mesure que le pourcentage de sacs alvéolaires altérés diminuera. Le traitement contre la DBP vise à maintenir l’enfant stable jusqu’à ce que ses poumons puissent « grandir », puis à promouvoir cette croissance. Cinq types de traitement sont communément utilisés auprès des nourrissons et des enfants atteints de DBP :

  • l’oxygénothérapie
  • les diurétiques
  • les bronchodilatateurs
  • les anti-inflammatoires
  • la thérapie nutritionnelle

Des renseignements sur certains des médicaments utilisés pour traiter les complications engendrées par la DBP peuvent être obtenus à la page « Complications de la DBP ».

Les médicaments pour soigner la DBP peuvent être prescrits en comprimés ou en sirop, ou encore sous la forme d’un inhalant. Les médicaments inhalés sont devenus de plus en plus populaires, car des quantités relativement importantes de médicaments peuvent être administrées directement dans les poumons, alors que d’assez petites quantités seulement se rendent dans les autres parties du corps où ils peuvent causer des effets indésirables. Le désavantage de cette méthode réside dans le fait que l’inhalateur doit être utilisé adéquatement et être en bon état de fonctionnement pour que le médicament se rende jusque dans les poumons.

Oxygène

Pourquoi administrer de l’oxygène à domicile ?

Toutes les cellules de l’organisme ont besoin d’oxygène, notamment celles du cerveau et du coeur; leur bon fonctionnement en dépend. Même une légère baisse dans le taux d’oxygène présent dans le sang nuit à la croissance et influe sur les vaisseaux sanguins dans les poumons.

En effet, les vaisseaux sanguins qui acheminent le sang du côté droit du coeur jusqu’à l’intérieur des poumons pour y assimiler l’oxygène, sont très sensibles aux faibles taux d’oxygène. Lorsqu’ils perçoivent des taux peu élevés d’oxygène, ils se rétrécissent. Or, le côté droit du cœur doit alors déployer davantage d’efforts pour pomper le sang dans les vaisseaux sanguins rétrécis, ce qui peut causer une surcharge. Avec le temps, cela peut causer des dommages potentiellement irréversibles au cœur, ce qui constitue l’un des risques de complications les plus sérieux de la DBP.

De quelle façon doit-on administrer de l’oxygène à un bébé ?

Les bébés atteints de DBP dont la saturation en oxygène du sang est faible ont besoin d’oxygène supplémentaire (« d’appoint ») pour faciliter leur croissance et prévenir les risques de défaillance cardiaque. Si votre bébé a besoin d’une oxygénothérapie à domicile, votre hôpital ou une compagnie de gaz médical assurera votre approvisionnement en oxygène, habituellement sous forme d’oxygène comprimé en bonbonne ou d’oxygène liquide en réservoir. L’oxygène est habituellement administré à un bébé par l’entremise de pinces nasales qui sont maintenues en place, juste au bord intérieur des narines. Votre médecin prescrira un débit en terme de mL par minute (cc par minute) ou de L par minute. Veuillez prendre note que 1 000 mL d’oxygène par minute correspond à 1 L par minute, et que 50 mL par minute et 0,05 L par minute représente la même chose! La plupart des familles reçoivent :

  • Une grosse bonbonne d’oxygène comprimé à garder près du lit de bébé,
  • puis :
    • une petite bonbonne d’oxygène « portative » pour les voyages ; ou
    • un petit réservoir d’oxygène liquide pouvant être utilisé pendant les voyages.

Les réservoirs à oxygène liquide sont plus légers, plus compacts et par conséquent, plus faciles à transporter, mais ils ne peuvent fournir un débit d’oxygène très faible (moins de 0,25 L/min).

Essayez différentes façons d’installer les pinces nasales au visage de votre bébé. L’utilisation de ruban adhésif chirurgical tel que le Op-site® ou le Tegaderm® cause moins de rashs que les rubans médicaux ordinaires. De plus, au fur et à mesure que votre enfant grandira et deviendra plus actif, assurez-vous qu’il ne s’entortille pas dans les tubes d’oxygène au cours de la nuit!

Votre bébé peut avoir besoin d’oxygène supplémentaire lorsqu’il est enrhumé et que son nez est bloqué par des sécrétions, lorsqu’il mange et lorsqu’il dort. De l’oxygène devrait généralement être administré pour assurer une saturation en oxygène de 92 p. 100 ou plus la nuit, au repos et pendant que l’enfant s’alimente. Les bébés atteints de surcharge cardiaque (ou de coeur pulmonaire) peuvent avoir besoin de suffisamment d’oxygène pour garder leur saturation en oxygène à 95 p. 100 ou plus en tout temps.

La plupart des nourrissons atteints de DBP réussissent à maintenir une saturation adéquate en oxygène dans leur sang sans devoir prendre d’oxygène d’appoint vers l’âge de un an.

Oxymètres

L’oxygène circule dans le sang fixé à une protéine appelée hémoglobine. Lorsque l’hémoglobine contient le maximum d’oxygène possible, elle est considérée comme étant saturée à 100 p. 100 d’oxygène. Règle générale, on considère que le sang contient des quantités adéquates d’oxygène lorsque la saturation de l’hémoglobine en oxygène est de 90 à 100 p. 100. Le pourcentage d’hémoglobine qui transporte l’oxygène est connu comme étant la saturation en oxygène.

La saturation en oxygène du sang peut être mesurée par un appareil appelé « sphygmo-oxymètre ». Votre compagnie de gaz médical peut venir chez vous mesurer la saturation en oxygène minimale à l’aide de cet appareil. Certaines familles peuvent en emprunter ou en louer un.

Les sphygmo-oxymètres fonctionnent en faisant traverser un doigt (ou un orteil) d’une lumière rouge. Plus le sang est oxygéné, plus la lumière est d’un rouge intense, plus cela change la couleur de la lumière produite par l’appareil. La couleur de la lumière est interprétée par un détecteur optique, tenu sur le côté du doigt (ou de l’orteil) opposé à la source de lumière. Les sphygmo-oxymètres utilisent un logiciel pour essayer de donner une lecture du degré de saturation de l’oxygène dans le sang seulement quand le cœur vient de pomper du sang frais (c.-à-d. contenant beaucoup d’oxygène).

La plupart des sphygmo-oxymètres sont munis d’un graphique en bâtons qui monte et qui descend avec chaque battement cardiaque (ou avec le pouls), vous confirmant que l’appareil mesure adéquatement les degrés de saturation en oxygène frais dans le sang. D’autres appareils sont dotés d’une lumière rouge et verte vous informant quand il « croit » recevoir des lectures exactes. Vous devriez surveiller ce graphique pour vous assurer de la précision des lectures obtenues par l’appareil; autrement, la « saturation en oxygène » peut être très, très faussée. La machine peut enregistrer des faux « pouls », particulièrement si votre bébé bouge beaucoup. Si la circulation vers le membre est réduite, notamment si vous le tenez trop serré ou s’il est froid, la machine ne réussira pas à prendre une lecture exacte du pouls. La plupart des sphygmo-oxymètres affichent également le pouls de votre bébé. Vous pouvez en outre vérifier si vous obtenez des lectures exactes du degré de saturation en oxygène en prenant, simultanément, vous-même, le pouls de votre bébé. (Vous pouvez le sentir sur son poignet, du côté de son pouce. Prenez son pouls pendant 15 secondes, puis multipliez le nombre obtenu par 4).

Ce diagramme illustre simultanément le graphique en bâtons produit par le sphygmo-oxymètre (en haut) et la tension artérielle (ou pouls) (en bas).Sphygmo-oxymètre (en haut) et la tension artérielle (ou pouls) (en bas)

Diurétiques
Pourquoi utiliser des diurétiques pour traiter la DBP ?

Il arrive souvent que du liquide s’accumule dans les poumons des bébés atteints de DBP, particulièrement si on doit leur donner beaucoup de liquide pour favoriser leur croissance. Ce liquide peut s’accumuler dans les parois des sacs alvéolaires et des bronches. Le liquide qui s’accumule dans les parois des sacs alvéolaires les raidit, rendant la respiration plus difficile et nuisant au transfert d’oxygène de l’intérieur des sacs alvéolaires aux vaisseaux sanguins qui tapissent leurs parois, ce qui risque de réduire la saturation en oxygène du sang. L’accumulation de liquide dans les parois des bronches fait gonfler ces dernières, rétrécissant les passages permettant à l’air de circuler. Cela peut causer une respiration sifflante et demander plus d’efforts au bébé pour respirer.

Les diurétiques fonctionnent en éliminant l’excès d’eau qui se trouve dans les poumons et l’organisme par le biais des reins (urine), ce qui aide à rectifier ces problèmes. Certains bébés atteints de DBP doivent prendre des diurétiques pendant de nombreux mois. Ce médicament peut leur être administré sous forme de sirop. Les diurétiques les plus courants sont le Lasix® (ou le furosémide), le HydroDiuril® (l’hydrochlorothiazide) et l’Aldactazide® (une association de deux diurétiques, l’hydrochlorothiazide et la spironolactone). Le Lasix® est un diurétique plus puissant que les autres médicaments, mais ses effets secondaires risquent d’être également plus importants.

De quelle façon ces médicaments doivent-ils être administrés ?

Ces médicaments peuvent être pris régulièrement ou uniquement lorsque votre enfant éprouve plus de difficulté à respirer ou que ses besoins en oxygène d’appoint augmentent. Le Lasix® est habituellement administré une fois par jour, alors que l’HydroDiuril® (l’hydrochlorothiazide) et l’Aldactazide® le sont administré normalement de une à deux fois par jour.

Effets secondaires

Les diurétiques peuvent provoquer des effets secondaires. Votre médecin examinera votre bébé régulièrement pour les détecter. Parmi les effets secondaires qui peuvent découler de n’importe quel diurétique, notons : (1) l’élimination d’une trop grande quantité de liquide de l’organisme, ce qui mène à la déshydratation, et (2) l’élimination d’une trop grande quantité de sodium de l’organisme (particulièrement de sodium et de potassium). Les niveaux de sodium et de potassium des bébés qui prennent des diurétiques devraient être vérifiés régulièrement. Ces effets secondaires sont particulièrement fréquents avec le Lasix (ou le furosémide®), le diurétique le plus puissant disponible. L’utilisation prolongée du Lasix® peut également mener à la formation de calculs rénaux et à des problèmes auditifs. D’autres effets secondaires des diurétiques comprennent :

Nom commercial Appellation chimique Effets secondaires
Lasix® Furosémide Calculs rénaux,
problèmes auditifs
HydroDiuril® Hydrochlorothiazide Vomissements, hyperglycémie
Aldactazide® Hydrochlorothiazide + Spironolactone La spironolactone aide l’organisme à conserver le potassium. Cette combinaison peut donc mener à un surplus de potassium.
Vomissements, hyperglycémie et hypertrophie des seins

Bronchodilatateurs

Pourquoi utiliser des bronchodilatateurs pour traiter la DBP ?

Beaucoup de nourrissons et d’enfants atteints de DBP souffrent d’asthme ou affichent des symptômes de type asthmatique en raison d’un rétrécissement des voies respiratoires provoqué par l’inflammation ou la contraction des muscles qui encerclent les bronches (ce qui est connu sous le nom de bronchospasmes ou bronchoconstriction). Pour ces nourrissons et ces enfants, les bronchodilatateurs (ou médicaments de « soulagement ») relâchent temporairement ces bandes de muscles lorsqu’ils se contractent au niveau des bronches pendant une crise d’asthme (ou une crise qui y ressemble). Des bronchodilatateurs sont administrés régulièrement à certains bébés, car leurs bandes de muscles demeurent contractées pendant des périodes prolongées.

Chez les nourrissons et les enfants dont les symptômes d’asthme ou de type asthmatique s’améliorent lorsqu’on leur administre des bronchodilatateurs, ce médicament joue un rôle essentiel, car il fait en sorte qu’une quantité suffisante d’air peut entrer et sortir des poumons pendant une crise. Ces patients devraient toujours en avoir à la portée de la main.

Il existe trois types de médicaments procurant un soulagement (ou bronchodilatateurs) pour traiter la DBP, soit les agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques, les anticholinergiques et les théophyllines. Chaque médicament fonctionne légèrement différemment.

Les agonistes des récepteurs ß2 (beta-2) adrénergiques

Les agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques ont un lien distant avec l’adrénaline, mais leur composition chimique a été altérée pour influer considérablement moins sur le coeur et la tension artérielle. Ils constituent la catégorie de médicament la plus puissante qui procure en outre le soulagement le plus rapide.

Les agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques peuvent être utilisés sous forme d’inhalant et/ou en sirop. Le Ventolin® (salbutamol ou albutérol) est un médicament inhalé agoniste des récepteurs ß2 adrénergiques fréquemment prescrit, qui peut être administré à l’aide de plusieurs modèles d’inhalateurs différents. Le Ventolin® et l’Alupent® (ou l’orciprénaline) sont disponibles en sirop. Ces médicaments sont plus efficaces et causent moins d’effets secondaires lorsqu’ils sont administrés à l’aide d’un inhalateur. Si votre enfant est victime d’une crise de type asthmatique et que vous avez à la maison des agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques en sirop ainsi qu’un inhalateur pour ce même genre de médicament, il est alors préférable de lui administrer le médicament au moyen de l’inhalateur.

Utilisations courantes des agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques

Les agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques sont utilisés couramment de plusieurs façons dans le traitement de la DBP. Cliquez ici pour obtenir de plus amples renseignements sur leur utilisation dans les cas d’asthme.

  • Les agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques en inhalant (administrés par « aérosol-doseur » ou en « pompe », ou encore par nébulisateur) sont habituellement administrés aux 4 à 6 heures, au besoin, pour soulager les symptômes à caractère asthmatique tels que la toux, la respiration sifflante, le serrement de poitrine ou la difficulté à respirer. Les agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques en sirop peuvent être administrés au plus toutes les 6 heures.
    • Si votre enfant a besoin d’utiliser son aérosol-doseur plus souvent qu’aux 4 heures, cela signifie qu’il s’agit d’une crise grave. Vous devriez en discuter préalablement avec votre médecin afin de déterminer ce que vous devez faire dans un tel cas. Beaucoup de médecins recommanderont d’en parler à un médecin, d’emmener votre enfant voir un médecin ou de l’emmener à un Service d’urgence.
  • Les agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques sont administrés régulièrement (au plus toutes les 6 heures) à certains nourrissons atteints de DBP.

Effets secondaires

  • Parce que les agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques sont reliés à l’adrénaline, même quand ils sont bien utilisés, ils peuvent provoquer des tremblements ou une agitation musculaires, de l’excitabilité et une légère augmentation du rythme cardiaque.
  • Pris en doses très fortes, ces médicaments peuvent causer de graves problèmes cardiaques, ce qui explique pourquoi l’administration de doses très fréquentes devrait se faire en milieu hospitalier, sous la supervision minutieuse du personnel médical. Si votre enfant a besoin d’inhaler ses agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques plus souvent qu’aux 4 heures, vous devriez alors appliquer le plan d’action de votre médecin. Si vous n’en avez pas élaboré un à l’avance, ou si vous avez des préoccupations à l’égard de votre enfant, vous devriez parler à un médecin ou en consulter un, ou encore emmener votre enfant à un service d’urgence.
  • Des études récentes suggèrent que l’utilisation régulière et prolongée d’agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques à action brève peut en venir à aggraver l’asthme d’un enfant. Il n’a pas encore été déterminé si cette observation s’applique aux enfants atteints de DBP.

Les médicaments anticholinergiques

Les médicaments anticholinergiques relâchent les muscles qui entourent les bronches en émettant des messages chimiques différents de ceux utilisés par les agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques. Un médicament anticholinergique est présentement disponible, l’Atrovent® (bromure d’ipratropium), en pompe (ou aérosol-doseur) et en nébulisateur. Les médicaments anticholinergiques provoquent un relâchement graduel et relativement léger des muscles entourant les bronches. Parce qu’ils fonctionnent en envoyant des messages différents de ceux des agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques, les médecins prescrivent souvent un anticholinergique conjointement avec un agoniste des récepteurs ß2 adrénergiques pour maximiser le relâchement des muscles bronchiques contractés qu’ils ne pourraient obtenir en prescrivant uniquement un agoniste des récepteurs ß2 adrénergiques.

Utilisations courantes des anticholinergiques

  • Les médicaments anticholinergiques peuvent être prescrits pour soulager les crises de type asthmatique que seul un agoniste des récepteurs ß2 adrénergiques ne réussit pas à diminuer.
  • Un médicament anticholinergique peut réussir à soulager les enfants qui ne peuvent tolérer ou utiliser les agonistes des récepteurs ß2 adrénergiques. On peut en administrer régulièrement aux bébés atteints de DBP qui souffrent de bronchospasmes persistants.

Effets secondaires

Les médicaments anticholinergiques causent rarement des effets secondaires. Ils causent parfois une sécheresse de la gorge. Le médicament ne devrait toutefois pas être pointé en direction des yeux.

Les théophyllines

Les théophyllines sont disponibles en comprimés et en sirop. Elles relâchent les muscles qui encerclent les bronches, mais provoquent assez souvent des effets secondaires. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles sont moins utilisées au Canada pour soigner les patients atteints de DBP. Les médicaments à base de théophylline disponibles au Canada contiennent de la Somophylline-12 (théophylline), Theo-Dur® (théophylline), Choledyl® (oxtriphylline) et Phyllocontin® (aminophylline). Pour être efficaces, les théophyllines doivent s’accumuler jusqu’à atteindre une certaine concentration dans le sang. Si cette concentration est trop faible, le médicament risque de ne pas fonctionner. En revanche, si elle trop forte, des effets secondaires graves risquent de se manifester. Les personnes qui prennent des théophyllines devraient faire vérifier leur concentration sanguine régulièrement par leurs médecins.

Utilisations courantes des théophyllines

Les théophyllines peuvent être administrées régulièrement aux bébés qui sont atteints de DBP et qui souffrent de bronchospasmes persistants. Les médicaments de type théophylline sont prescrits pour soigner les bébés qui sont sujets à des épisodes d’apnée.

Effets secondaires

  • Les effets secondaires les plus courants qui peuvent se manifester même quand la concentration sanguine est normale comprennent les maux d’estomac, la perte d’appétit et l’hyperactivité.
  • Les théophyllines peuvent aggraver les problèmes de régurgitation (ou de reflux gastroesophagien). Une concentration sanguine extrêmement élevée peut causer de graves problèmes cardiaques et des convulsions (ou des crises d’épilepsie).
  • Beaucoup de médicaments interagissent avec les théophyllines, y compris l’érythromycine (un antibiotique fréquemment prescrit), la cimetidine (prescrite pour soigner le reflux gastroesophagien) et de nombreux médicaments anti-épileptiques (ou anticonvulsants). Si votre enfant prend de la théophylline et qu’un médecin veut lui prescrire un nouveau médicament, assurez-vous qu’il sait que votre enfant prend de la théophylline.

Médicaments anti-inflammatoires

Pourquoi utiliser des médicaments anti-inflammatoires ?

Les anti-inflammatoires (ou médicaments préventifs) rendent les cellules inflammatoires des poumons moins sujettes à sécréter les substances chimiques qui provoquent une inflammation des poumons. Certains médicaments préventifs vont même jusqu’à réduire le nombre de ces cellules dans les poumons. L’inflammation peut aggraver la fonction respiratoire, augmenter la sécrétion de mucus et promouvoir les bronchospasmes. Les anti-inflammatoires peuvent également réduire les risques d’inflammation pulmonaire après une exposition à divers facteurs qui pourraient déclencher une telle inflammation (c.-à-d. une infection virale ou des substances auxquelles l’enfant pourrait être allergique). Les médicaments préventifs, comme leur nom l’indique, cherchent à prévenir les problèmes respiratoires et à réduire la gravité de ces crises. Ils doivent généralement être pris régulièrement pour être efficaces.

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