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Exemples de réussites

L'histoire de Kate

(Ecrit par sa mère, Anne Murphy)

Nous étions en train de célébrer le sixième anniversaire de ma fille Kate le 25 septembre quand il m’est venu à l’esprit que nous ne serions pas en mesure de le faire si les médecins et le personnel infirmier extraordinaires du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) n’étaient pas intervenus.

Kate avec Molly Penny le jour suivant sa première opération

Kate avec Molly Penny le jour suivant sa première opération.

Il y a un an en mai, Kate – qui avait alors quatre ans – fut la victime d’un terrible accident. C’était un dimanche soir; mes filles jouaient dehors sur notre structure de jeux quand j’ai entendu des cris. Sarah, ma fille aînée, se précipitait vers la porte d’entrée. J’ai paniqué, sachant bien que sa réaction n’augurait rien de bon.

Sarah essayait d’expliquer ce qui s’était passé mais tout ce que j’arrivais à comprendre, c’est que Kate avait fait de l’équilibre entre les aiguilles d’une clôture en fer forgé et avait glissé. Je fus soulagée de voir Kate debout. Elle ne s’était pas brisé la nuque ni n’avait reçu de traumatisme crânien. Mias quand j’ai vu le sang dégouliner sur ses jambes, j’ai compris qu’elle était sérieusement blessée. Elle s’était empalée par le rectum. J’ai pris Kate dans mes bras et ai appelé Mike, mon mari mais mon coeur battait la chamade, mes bras et mes jambes étaient comme du jello. Nous nous sommes précipités à l’hôpital.

Au service des urgences du CHEO, nous sommes passés tout de suite et les infirmières ont emmené Kate pour évaluer son état. Elles ont suggéré que je prenne quelques minutes pour me remettre pour ne pas bouleverser ma fille. J’essayais de rester calme mais elles pouvaient voir que j’étais fort inquiète. Pendant tout le trajet vers l’hôpital, j’avais craint que Kate ne saigne à mort. Je ne savais pas si elle s’était perforé un organe.

Une minute plus tard, on emmenait Kate à l’unité des traumatismes où un médecin détermina que son prognostic vital n’était pas engagé. Il fallait cependant l’opérer d’urgence pour évaluer exactement l’étendue de sa blessure. On nous a alors dit que si on trouvait une déchirure importante, Kate pourrait requérir une colostomie. WOW! On était stupéfaits. Mike était blanc comme un linge. On était tous deux en état de choc. On n’en revenait pas de la vitesse à laquelle on était passé d’un simple accident dans un terrain de jeux à l’éventualité d’une colostomie. On avait beaucoup de questions à poser.

Kate commence à enfler et à se sentir mal
Kate commence à enfler et à se sentir mal

C’est alors que j’ai rencontré ma première héroine au CHEO. Une jeune femme s’est approchée et s’est présentée comme étant une spécialiste du milieu de l’enfant. Elle nous a expliqué qu’elle était là pour aider Kate à traverser le stress de la situation en jouant avec elle à des fins thérapeutiques mais aussi pour lui changer les idées. Elle s’est adressée à Kate d’une voix douce, lui a apporté un petit toutou auquel elle a appliqué une attelle et une intraveineuse un peu plus tard pour préparer Kate à ce qui l’attendait. Elle lui a projeté un film pour lui faire oublier la douleur et le choc. Elle s’est ensuite tournée vers nous pour nous demander comment nous allions. Son soutien est inimaginable.

Cette femme remarquable est restée avec nous jusqu’aux petites heures du matin et ne nous a jamais laissés tout seuls même après la fin de son quart de travail. Elle nous a donné des renseignements, a répondu à nos questions, a écouté nos craintes, a partagé les histoires de parents qui se sont trouvés dans des situations semblables et dont l’enfant s’en est bien sorti. Nous nous sommes appuyés sur elle et je ne me souviens même pas de son nom.

Le deuxième superhéro ce soir-là a été le Dr Bass, masqué et tout de vert vêtu. Quand il a emmené notre fille en chirurgie, je ne savais pas quel rôle essentiel cet homme allait jouer dans la vie de Kate.

Ce soir-là, Kate a effectivement subi une colostomie. Son sphincter était complètement déchiré, et le réparer prendrait du temps. Nous avions beau essayer de ne pas nous en faire sans raison, nous craigniions que ce soit permanent et imaginions ce que ça voudrait dire pour Kate. Après l’opération et quelques heures supplémentaires dans l’unité des soins intensifs à cause de problèmes de pression sanguine, on a amené Kate dans sa chambre.

Les deux premiers jours, elle a semblé bien se remettre de l’opération. Un blocage rachidien lui permettait de gérer le mal; elle mangeait et était heureuse. Elle réclamait même la visite de Molly Penny – le clown de l’hôpital. Le mercredi matin, elle arrêta de manger et commença à vomir. Le jeudi, son ventre était ballonné et chaud. Elle était allongée toute molle et sans expression.

Mike et moi étions très inquiets. Le Dr Bass venait régulièrement et fit plusieurs tests pour déterminer la raison de la réaction de Kate. Le vendredi, convaincu que les médicaments contre la douleur étaient responsables du ralentissement de ses intestins, le médecin de Kate ordonna d’arrêter les médicaments et partit pour sa journée de congé.

Cette nuit-là, le ventre de Kate grossit d’un autre centimètre. Elle arrivait au bout du centimètre et avait l’air d’être enceinte de sept mois. Quelque chose n’allait pas. À ma grande surprise, le médecin de Kate m’a réveillée à six heures du matin le samedi. Il était tellement inquiet qu’il n’avait pas pu trouver le sommeil et avait vérifié son dossier électronique en pleine nuit.

Sarah, la grande soeur de Kate, avec Kate qui se sentait beaucoup mieux après sa colostomie inversée.

Sarah, la grande soeur de Kate, avec Kate qui se sentait beaucoup mieux après sa colostomie inversée.

 Il me dit que quelque chose n’allait pas et qu’il voulait lui faire passer un rayon X. Je n’ai jamais vu des médecins et des infirmières bouger si vite. Un quart d’heure plus tard, Kate subissait sa deuxième opération d’urgence en une semaine pour réparer un blocage. Je n’ose pas penser à ce qui se serait produit si notre docteur, notre superhéro, n’avait pas agi à temps.

Les soins qu’il a continué à prodiguer, même après notre retour à la maison, sont remarquables. On pouvait appeler à n’importe quel moment, jour et nuit, et il répondait à nos questions. Il nous a tout expliqué en détails; il a toujours été là pour nous tenir la main ou nous donner une petite tape dans le dos. Quel homme fantastique!

Tout au long des neuf premiers jours de notre séjour puis de notre séjour d’une semaine quand nous sommes retournés à l’hôpital pour la colostomie inversée de Kate, chaque infirmière a pris grand soin de Kate et de toute notre famille. Ces infirmières-là sont toujours allées au-delà de leurs tâches – laissant des dessins pour Kate à la fin de leur quart de travail, lui donnant des toutous pour l’encourager à prendre ses médicaments, prêtant une oreille attentive à toutes ses plaintes et toutes nos inquiétudes. Elles étaient là non seulement pour donner des médicaments mais des caresses encore en plus. Ces femmes étaient infatigables; chacune est une héroine à mes yeux.

Si je devais énumérer tous les superhéros que nous avons rencontrés au CHEO, je ne viendrais pas au bout du compte. Ils font partie d’un établissement qui constitue un pilier d’espoir, de courage et de force dans notre collectivité et dans tout l’est de l’Ontario. C’est une place magique.

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