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Enquête au sujet des pictogrammes sur les effets indésirables

L’utilisation des pictogrammes, pour la dispensation des médicaments, a été développée et validée pour transmettre des informations sur la dose, la voie d’administration, la fréquence, et les précautions d’emploi des médicaments. En plus de ces éléments, il est important d'informer les patients des effets indésirables potentiels des médicaments.

En partenariat avec la Fédération internationale de pharmacie (FIP) et le Collège d’Algonquin, le Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario a créé différents pictogrammes pour 28 effets indésirables.

Le but de cette enquête est d’évaluer quel pictogramme représente le mieux chacun de ces effets indésirables. Il faut compter 15 minutes environ pour compléter cette enquête.
Merci de répondre à toutes les questions; pour chacune d'entre elles, veuillez ne sélectionner qu’une seule réponse.

http://www.surveymonkey.com/s/sideeffectspictograms_english

 

Français (French, Francés):

http://www.surveymonkey.com/s/sideeffectspictograms_francais

Español (Spanish, Espagnole):

http://www.surveymonkey.com/s/sideeffectspictograms_espanol

Merci de votre collaboration.

 

Profils de chercheurs

Littéracie des patients - Dr. Régis Vaillancourt, directeur de la pharmacie

 

Équipe des pictogrammes du Mexique: Dennise Albrecht, Régis Vaillancourt, Elena Pascuet et Fanny Zegarra

Des études ont prouvé que la littéracie, l’éducation, la langue et la culture sont des facteurs qui ont tous un impact sur les communications entre le médecin et le patient, ainsi que sur la capacité du patient de se rétablir.

Pour aider à résoudre ce problème, le Dr Régis Vaillancourt, directeur de la pharmacie du CHEO, avec l’aide de son équipe regroupant Elena Pascuet, Dennise Albrecht et Fanny Zegarra, ont dirigé une équipe financée par la FIP (International Pharmaceutical Federation) visant à développer une série de pictogrammes. Leur logiciel de pictogrammes a été gratuitement mis à la disposition des hôpitaux et pharmacies de l’Amérique du Nord et de l’Europe.

Le logiciel utilise des pictogrammes pour raconter une histoire par le biais d’images simples et descriptives fournissant de manière graphique des instructions aux patients sur la manière dont les médicaments peuvent être pris de façon sécuritaire.

« Il s’agit de la littéracie en matière de santé, le degré auquel les personnes ont la capacité d’obtenir, de maîtriser et de comprendre des informations fondamentales en matière de santé et les services dont ils ont besoin pour prendre les décisions appropriées concernant leur santé » a déclaré Vaillancourt. « Nous devons rendre ce processus plus sécuritaire et plus facile pour les gens du monde entier, y compris ici au Canada, quand ils prennent leurs médicaments. La langue, l’éducation, l’âge et même la culture peuvent avoir un impact sur la manière dont les gens interprètent les instructions du médecin. Quand il s’agit de quelque chose d’une importance aussi critique, on se doit de réduire les possibilités d’erreurs. »

http://www.who.int/patientsafety/research/grants/first_round_awards/en/index.html

 

Dre Jane Rutherford

L’obésité infantile prend des proportions pandémiques créant un réel danger pour une génération complète d’individus

De récentes études ont démontré que les enfants qui grandissent aujourd’hui en Amérique du nord sont à risques d’être la première génération des temps modernes à ne pas vivre aussi longtemps que leurs parents. Ce constat est tout à fait alarmant – et c’est d’ailleurs pourquoi la campagne de financement DES PAS VERS L’AVENIR se penche sur ce problème pour en faire l’une de ses priorités en santé pédiatrique.

Jane Rutherford est associée au Groupe de recherche en vie active saine et obésité de l’Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, groupe qui élabore des stratégies novatrices pour soigner et prévenir l’obésité chez les enfants.

Elle est activement impliquée dans diverses études cliniques pour tenter de mieux comprendre et d’analyser les phénomènes physiologiques et psychosociaux qui se rattachent à l’obésité infantile, car il est apparent que les services offerts actuellement présentent des limites et des déficiences qui ne répondent pas à l’ampleur du problème. De plus, ce groupe de recherche aidera à mieux définir l’importance des facteurs qui sont propices au développement de l’obésité infantile.

« Alors que nous connaissons assez bien les éléments qui sous tendent la santé chez les enfants et les adultes, nous connaissons mal la santé des enfants obèses et la trajectoire qu’ils suivront » déclare Jane Rutherford. « En établissant un plan de traitement, nous ne pouvons comparer les enfants obèses à ceux qui sont en santé. »

L’étude Jeu-Vélo est l’exemple parfait d’un projet de recherche qui connaît le succès. Ce vélo à position allongée est branché à une console de salon. Le but principal a été d’évaluer la faisabilité et les effets positifs de l’utilisation d’une console de salon  pour promouvoir l’exercice, plutôt que d’utiliser un vélo stationnaire avec un accès limité à de simples choix musicaux. Cette étude, échelonnée sur une période de 10 semaines, a démontré que l’utilisation d’un vélo stationnaire branché à une console de salon est tout aussi efficace, sinon plus, que l’utilisation d’un vélo stationnaire avec comme simple stimulant, de la musique. Cette option permet aux enfants obèses d’améliorer leur mise en forme, leur composition corporelle et leur niveau de cholestérol. Cela signifie aussi qu’en misant sur l’attraction des jeunes pour les jeux-vidéos, il est possible d’augmenter le niveau de l’activité physique et de la mise en forme. Malgré l’obtention de bons résultats, des recherches supplémentaires sont quand même nécessaires.

Les professionnels de la santé ont déjà saisi toute l’importance des effets néfastes de l’obésité chez les jeunes. Quant au financement et aux perceptions sociétales, ils n’ont pas atteint ce même niveau de compréhension et d’action.

« Les perceptions sociétales envoient souvent le message que les personnes obèses sont paresseuses et qu’elles n’ont pas réussi la maîtrise de soi. Des études ont d’ailleurs démontré que le renforcement négatif ne fonctionne pas. Il faut plutôt chercher à comprendre pourquoi les enfants sont obèses » ajoute Jane Rutherford.

L’obésité n’est pas un phénomène récent. « Le milieu dans lequel on vit présentement n’est pas toujours favorable à la bonne santé physique » ajoute-t-elle. « Parce que nos vies sont si occupées, nous tentons de faire les choses rapidement, mais à la fin nous manquons d’énergie. Nous consacrons moins de temps aux bonnes habitudes de vie, ce qui entraîne une inégalité dans notre niveau d’énergie. »

Ce groupe de recherche croit que chacun d’entre nous a un rôle à jouer dans l’élimination de l’obésité infantile. « Nous faisons tous partie de l’équation » dit Jane Rutherford.

Si nous voulons aider les générations à venir, nous devons y investir nos énergies. Et, même s’il est important de se pencher sur la prévention, nous devons nous occuper du problème comme tel car plusieurs enfants ont dépassé le seuil de la prévention. « Les patients que nous soignons sont rendus à l’étape du traitement » explique Jane Rutherford. Il ne suffit plus de dire – ‘prenez ce dépliant, mangez mieux et faites de l’exercice’. Nous devons plutôt nous préoccuper de la raison pour laquelle les jeunes n’y arrivent pas. » Avec un appui financier qui peut faire une différence, le Groupe de recherche en vie active saine et obésité poursuivra ses recherches pour l’obtention de solutions viables pour mieux aider les enfants qui souffrent d’obésité.
Photo: Dre Stasia Hadjiyannakis & Dre Jane Rutherford avec le Jeu-Vélo

 

Dr Martin Osmond

Le CHEO travaille à rassurer les parents dont les enfants ont subi une blessure à la tête

L’Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO RI) a mené une équipe de chercheurs en provenance de dix hôpitaux pédiatriques à travers le Canada à créer un nouvel outil pour aider les urgentologues à identifier les patients souffrant de légers traumatismes crâniens qui pourraient bénéficier d’une tomodensitométrie (scan) et ceux qui pourraient éviter d’être exposés à ces radiations cancérigènes.

Chaque année, plus de 650,000 enfants à travers l’Amérique du Nord aboutissent à l’urgence parce qu’ils ont subi de légers traumatismes crâniens (qui se manifestent par une perte de conscience, de l’amnésie, une désorientation et/ou des vomissements). Les scans ont un rôle de premier plan dans le diagnostic des lésions cérébrales sévères, cependant, ils ont le sérieux désavantage d’exposer les patients à d’importants taux de radiation ionisante.

“Il n’existe présentement aucunes lignes directrices établies fondées sur les faits. Les médecins nord-américains tendent donc à adopter une approche conservatrice et à exiger des scans pour la majorité des enfants souffrant de légères lésions cérébrales”, précise Dr Martin Osmond, président-directeur général de l’Institut de recherche du CHEO et chercheur principal de cette étude. “La règle CATCH est en fait une ‘liste de contrôle’ qui aidera les médecins à identifier quel enfant devrait avoir une CT Scan pour vérifier la présence de lésions intracrâniennes et ceux qui peuvent être renvoyés à la maison sans imagerie diagnostique et sans danger.”

La règle CATCH deviendra un outil fort utile pour tous les hôpitaux en Amérique du Nord, particulièrement parce que les taux d’utilisation de scans chez les enfants présentant des traumatismes crâniens légers ont augmenté de façon dramatique au cours des dix dernières années et parce qu’un lien a été établi entre l’exposition à la radiation ionisée en bas âge et une augmentation importante du risque d’être atteint d’un cancer mortel au cours de leur vie.

L’étude, intitulée “CATCH: A Clinical Decision Rule for the Use of Computed Tomography in Children with Minor Head Injury”, fut publiée dans le Journal de l’association médicale canadienne (JAMC) le 8 février 2010.

La règle CATCH a été testée auprès 3866 enfants au Canada. Elle sera validée dans plusieurs autres sites d’ici la fin de l’année, avant qu’elle ne devienne pratique courante.

Vous pouvez lire l’étude intégrale (en anglais seulement) sur le site web du JAMC au : http://tinyurl.com/27o4mp6 

Faites la connaissance du Dr Osmond:

L’Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario coordonne les activités de recherche de plus de 300 scientifiques et cliniciens qui conjuguent leurs efforts pour mieux comprendre et solutionner de graves problèmes de santé chez les enfants. Depuis sa création en 1984, cet Institut a eu une influence majeure menant à des recherches d’importance en collaboration avec des partenaires scientifiques que ce soit ici au pays ou à l’étranger.

Le 16 novembre 2009, le Dr Martin Osmond, MD, CM, FRCPC, Directeur de la recherche clinique de l’Institut de recherche du CHEO, professeur agrégé au Département de pédiatrie de l’Université d’Ottawa et praticien au CHEO, a été nommé président-directeur général et directeur scientifique de l’Institut de recherche ainsi que vice-président de la recherche au CHEO.

Le Dr Osmond est responsable de la recherche au CHEO – celle qui touche divers domaines comme le cancer, l’obésité, les soins intensifs et d’urgence, la biomédecine moléculaire, la santé mentale et la télésanté.

Les hôpitaux qui chapeautent un solide programme de recherche peuvent offrir de meilleurs soins de santé – c’est un fait établi. « Plus la recherche est développée, meilleurs sont les soins » déclare le Dr Osmond. « Lorsque la recherche est solidement ancrée, cela nous permet d’attirer les meilleurs médecins et scientifiques qui peuvent être à la fine pointe de leur pratique. Cela a des répercussions sur les cures et les traitements que nous offrons aux jeunes de notre région. Grâce aux liens professionnels que nous tenons avec l’Université d’Ottawa, nous faisons notre part pour entraîner de jeunes scientifiques car ils seront responsables des découvertes à venir. Ceci est une composante importante de notre travail ici à l’Institut de recherche et nous prenons ce rôle très au sérieux. »

Le Dr Osmond a obtenu son diplôme en médecine de la Faculté de médecine de l’Université McGill. Il fut résident en médecine familiale au campus Civic de l’Hôpital d’Ottawa et résident en médecine pédiatrique au CHEO où il est urgentologue depuis 1992. Et, encore aujourd’hui, il poursuit toujours son travail au Service des urgences du CHEO et participe régulièrement à divers projets de recherche.

« Tout au long de ma carrière médicale, j’ai observé sur place comment la recherche clinique a permis d’améliorer directement les soins cliniques. Cela a amené des changements dans la façon dont nous traitons certaines maladies – une simple toux, de l’asthme et une bronchiolite, pour n’en nommer que quelques-uns. Et cela ne s’applique pas uniquement ici au CHEO, mais agit aussi ailleurs au Canada et à travers le monde. »

« Lorsque nous sommes au chevet du malade, nous voyons sur place les problèmes cliniques qui se posent et qui soulèvent du même coup les questions pour lesquelles nous cherchons des réponses » ajoute le Dr Osmond. « Lorsque nous comprenons complètement les mécanismes de fonctionnement du corps humain et de ses cellules, nous comprenons comment, par exemple, un cancer peut agir. Cela nous permet alors
de trouver de meilleures cures » conclut-il.

Par le biais de sa campagne de financement DES PAS VERS L’AVENIR, le CHEO espère augmenter la capacité de l’Institut de recherche à directement agir et améliorer la santé des jeunes patients de notre communauté. « Nous sommes le symbole de la générosité du public et de la communauté professionnelle. Sans cet apport, l’Institut de recherche ne pourrait attirer les meilleurs chefs de file du monde médical et scientifique, ni se procurer les pièces d’équipement de pointe qui meublent nos laboratoires. Nous remercions tous ces donateurs qui nous permettent de trouver des cures et qui, ultimement, nous aident à sauver des vies » ajoute le Dr Osmond. 

 

 Dr Robert Screaton

Un vrai travail de casse-tête : Un chercheur se penche sur la régénération des cellules bêta

Le Dr Screaton est professeur adjoint au Département de pédiatrie, Département de médecine cellulaire et moléculaire à l’Université d’Ottawa et membre du Centre de recherche sur l’apoptose de l’Institut de recherche du CHEO. Détenteur d’une chaire de recherche canadienne en signalisation apoptotique de niveau II, il est récipiendaire d’une bourse pour Nouveaux chercheurs en Ontario. En étudiant l’apoptose (ou mort programmée des cellules), il espère mieux comprendre les mécanismes de survie des cellules béta afin d’améliorer les options de traitement disponibles aux patients diabétiques de type I et type II.

En 2008, le Dr Screaton et son équipe ont reçu une subvention pour faire des recherches plus poussées sur le rôle de la signalisation du TORC2 et du CREB (protéines se liant au CREB) en matière de régénération des cellules béta. Ce faisant, ils s’efforcent d’identifier la contribution du TORC2 à l’activité des CREB. L’objectif ultime est d’appliquer les résultats à l’amélioration du fonctionnement des cellules des îlots et préserver ces cellules pendant la transplantation d’îlots, un traitement prometteur pour les enfants ayant le diabète de type 1.

"En comprenant les complexités de la réponse des cellules bêta aux indications extracellulaires, les chercheurs médicaux peuvent apprendre comment fonctionnent normalement les cellules bêta et ensuite pouvoir traiter les problèmes se présentant sous forme de maladie. Actuellement, nous disposons d’outils puissants de dépistage pour identifier les médiateurs moléculaires encore inconnus répondant aux signaux et provoquant l’action des cellules. Nous avons trouvé certaines parties manquantes du casse tête et nous sommes déterminés à trouver les autres."

Pour en apprendre davantage sur les travaux de recherche du Dr. Screaton et de son équipe, veuillez visiter le: http://www.cheori.org/screaton_index.html

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